Bienvenue

 

 

Un espace dédié à la poésie,

Aux sentiments, aux sensations

Et à la révolte.


Si Dada en est la référence,

J'essaie de trouver un passage

En deçà de la mort de toute poésie.

 

 

 

La Poésie n'est pas la dame âgée

Un peu rigide que l'on imagine,

C'est une belle jeune femme qui attend nos caresses.

 

Un blog pour jouer et lutiner la poésie.

 

Il fonctionne comme un atelier écriture.

Cab propose un texte poétique ancien à découvrir ou redécouvrir.

 

Un élément quelconque du texte sert de base à une contrainte d'écriture,

A honorer ou transgresser comme bon vous semble.

 

 


Les textes écrits appartiennent à ceux qui les écrivent.

 

Vous pouvez donc les mettre en ligne sur votre propre site.

 

 

Dominique

 

 

 

 

 

 

 

Blog : Derniers billets du blog

  • Avec l'eau

    Le 15/01/2010 à 09:35Commentaires (0)Ajouter un commentaire

     

     

    1

     

    LA nuit je veille, contemplant un éclair

    Surgi d’un nuage subitement clair

    Et si proche, à même le sol,

    Que celui qui se lève pourrait avec ses mains l’atteindre et le pousser.

     

     

    2

     

    Lorsque nous étions sous l’ombre de leurs lances,

    J’ai tendu la main vers le sol afin de le toucher.

    Il ne sied pas qu’on blâme un homme pour la faiblesse d’un jour

    Alors qu’il fut réputé pour sa hardiesse.

     

    3

     

    Dans mon éloignement, avec l’eau pure

    Je vous écrirais si avec elle on pouvait écrire.

     

     

    Aws ibn Hijr

    Mort vers 620

     

     

    « La langue arabe est une langue du surgissement, de la déflagration. Langue d’étincelles et de vision, une extension humaine de la nature et de ses secrets. Dans chaque grand poème arabe habite un second poème qui n’est autre que celui de la langue. Et l’existant direct n’est pas le monde mais la langue.

    Aussi est-elle chez l’arabe préislamique l’énergie créatrice et chez l’arabe, de façon générale, un don divin. »

    Le Dîwân de la poésie arabe classique, Poésie/Gallimard.

     

    Une traduction est toujours une trahison, c’est encore plus vrai de l’arabe vers le français.

     

    Nadine qui vient d’apprendre que l’édit de Nantes avait été signé à Nantes invite ceux qui le souhaitent à écrire à partir de :

     

    « Je t’écrirais avec l’eau … »

     

     

    par Dominique - tags : poésie arabe
  • Jamais un pays

    Le 02/01/2010 à 09:22Commentaires (1)Ajouter un commentaire

     

     

    " A l'heure où pointe l'étoile de l'hiver
    Je reçus l'hôte qui fut par les aboiements annoncé,
    Alors qu'il souffrait du froid de la nuit.
    Eclairs et vents enveloppaient ses habits.
    Je l'invitai à entrer mais ne l'ai point blessé
    En évoquant l'exiguïté du lieu.
    Jamais un pays n'est étroit pour ses habitants
    Mais deviennent médiocres les moeurs des gens."

    'Amrû Ibn al-Ahtam
    Il fut réputé pour sa beauté et sa noblesse (qui dirait le contraire à lire cette traduction ?). Il mourut en l'an 677, 57 de l'Hégire.

    S'il fallait proposer une contrainte d'écriture, je partirais de :

    "Jamais un pays n'est étroit pour ses habitants".
    Accepteriez-vous de jouer avec Nadine et moi ?

    Dominique

    Les poèmes proposés sont extraits de "Le Dîwân de la poésie arabe classique", NRF Poésie/Gallimard, Paris, 2008.

    par Dominique - tags : poésie arabe
  • Quand Nadine caquette

    Le 30/12/2009 à 22:03Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    Quand Nadine caquette

     

     

    Dans le grand débat, bat

    Démocratique, tic

    Nadine caquette, quête.

     

    Quand Nadine caquette,

    Je remets ma casquette

    A l’envers.

    Quand Nadine caquette

    Je me sens musulman.

     

    Quand Nadine hoquette

    Moi, je ne fais pas son procès

    Sa situation moi je la respecte.

    Ce que je veux, c’est qu’elle se sente française

    C’est qu’elle aime la France

    Dans sa diversité.

     

    Quand Nadine claquette

    Je remets ma casquette à l’envers.

     

    Quand Nadine maquette

    Ce que je veux c’est qu’elle trouve un travail

    A la bonne franquette.

    Ce que je veux c’est qu’elle ne parle plus la langue de bois

    Celle qui dit à l’envers la vie.

     

    Quand Nadine quête des voix coquettes

    Ce que je veux c’est qu’elle remette sa casaque

    A l’endroit.

    Quand Nadine déchiquète

    Le bon sens avec ses propos de banquette

    Je me sens musulman.

     

    Quand Nadine joue sa musiquette

    Brune sans changer de disquette.

    Quand elle fait lever les bistouquettes

    Nationales avec ses propos de pickpocket.

    Je veux qu’on l’aide à connaître

    Cette culture et à la respecter.   

     

    Quand Nadine la coquette, caquette

    Je me sens musulman

    Je remets ma casquette à l’envers.

    Quand Nadine a trop fumé la moquette, et

    Qu’elle duplicate Jean-Marie, la vieille liquette

    Dont les lance-roquettes ne sont pas des détails

    Je me sens musulman

    Je remets ma casquette à l’envers.

     

     

     

    D.F.

     

    Afin d’aider Nadine à mieux connaître cette culture, je nous invite à découvrir quelques poèmes de la poésie arabe classique. Chemin faisant, nous fabriquerons quelques contraintes d’écriture à partir de ces poèmes. De ces poèmes naitrons d’autres poèmes qui tous aurons la casquette en arrière.