Blog > Jamais un pays

Le 02/01/2010 à 09:22

 

 

" A l'heure où pointe l'étoile de l'hiver
Je reçus l'hôte qui fut par les aboiements annoncé,
Alors qu'il souffrait du froid de la nuit.
Eclairs et vents enveloppaient ses habits.
Je l'invitai à entrer mais ne l'ai point blessé
En évoquant l'exiguïté du lieu.
Jamais un pays n'est étroit pour ses habitants
Mais deviennent médiocres les moeurs des gens."

'Amrû Ibn al-Ahtam
Il fut réputé pour sa beauté et sa noblesse (qui dirait le contraire à lire cette traduction ?). Il mourut en l'an 677, 57 de l'Hégire.

S'il fallait proposer une contrainte d'écriture, je partirais de :

"Jamais un pays n'est étroit pour ses habitants".
Accepteriez-vous de jouer avec Nadine et moi ?

Dominique

Les poèmes proposés sont extraits de "Le Dîwân de la poésie arabe classique", NRF Poésie/Gallimard, Paris, 2008.

par Dominique - tags : poésie arabe
Commentaire (1)

1. fridom Le 03/01/2010 à 11:07





J’aimais un pays,
Un pays beau de montagnes
De mer et de campagne.
J’aimais ce pays.

Ses habitants autrefois
Epris de liberté
Se voulaient accueillants
Aux persécutés pour leur foi.
On ne les vit jamais déserter
Ce combat édifiant.

Jamais un pays n’est étroit
Pour ses habitants.

J’aimais un pays
Riche de son histoire
Et de ses monuments.
J’honorais la mémoire
De ses emportements.
J’aimais ce pays.

Jamais un pays n’est étroit
Pour ses habitants.

Des hommes bruns
A la pensée minuscule
Ont perverti cet accueil.
Dans ses rues, on craint
Le moindre groupuscule.
On t’y épie du coin de l’œil.

Jamais un pays n’est étroit
Pour ses habitants.

Petit pays,
Petites gens,
Petites pensées.

Jamais un pays n’est étroit
Pour ses habitants.




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