Nationalité franchouillarde
Il pue. Son discours pue.
Les adjectifs, rares. Les verbes d’action (ou de réaction) forcément. Les pronoms personnels, ces je ... je ... je ... je ... qui lui servent d’étendard. Les noms, tellement communs qu’ils en deviennent populistes, n’ont plus rien de propre. Les compléments d’agent. De plus en plus nombreux. Derrière les caméras. Casqués, bottés, engoncés dans des gilets pare-balles. Son discours pue. Il fait l’article. Sa sale petite marchandise, sa maudite camelote attrape-voix, attrape-nigauds, attrape-couillons se définit par sa vilénie assumée. Ses subordonnés applaudissent. Toute une cours de rampants glaviote à l’unisson. Ses pronoms qui tendent à l’absolument crapuleux, se radicalisent à chaque respiration. Les mots qu’il vomit n’ont plus rien à voir avec une langue française qu’il déshonore et maltraite régulièrement. Son français pue. Ses phrases, ce qui en tient lieu, grouillent des lieux communs éructés par des siècles d’extrême-droite. Son discours pue. Des asticots frémissent à la commissure de ses lèvres. Il pourrit de l’intérieur. Il a tué le métier sur lequel il ne cesse de remettre ses outrages. Il ne salit pas la politique, il en montre la putréfaction.
Quand il profane l’écran plat de la télévision de ses rodomontades malodorantes, les restes glorieux des zouaves, des spahis, des tirailleurs sénégalais, de tous ces combattants étrangers morts pour la France s’entrechoquent.
Si pour être français, il faut partager cette prose excrémentielle, il est plus d'honneur à être déchu de cette nationalité franchouillarde.
Son discours pue. Il ne risque pas de perdre son âme pour gagner une élection.
D.F.
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