Parfaites inséparations (III)

  • Par fridom05
  • Le 17/08/2010
  • Commentaires (1)

 

 Comment se faire à une disparition, à une séparation, qu’elle ait été voulue ou non ? Et au fond est-ce que cela change quelque chose, qu’elle ait été voulue ? Je déteste, moi aussi, les séparations, mais qui les aime ?

Des questions, que des questions que je t’adresse sans savoir s’il y aura quelqu’un, un abonné de l’autre côté du monde. C’est un risque que je prends. Il faut bien en prendre parfois. C’est aussi une façon de dessiner ce que pourrait être notre relation. Il est des silences pires que la mort. Il est des silences qui font un vacarme assourdissant. Sera-ce le même silence ? Je n’en sais rien.

Je ne sais si mes questions appellent une ou des réponses. Je ne sais si ce sont des questions que je te pose. C’est un chemin. Une réflexion en cours. Elle passe par des questions ou des réponses à des questions qui n’ont jamais été posées peut-être. Je n’en sais rien. C’est un chemin de moindre résistance. Je me cogne contre les murs et j’essaie de trouver une voie. Il y a quelque chose de bloqué. C’est un peu comme les questions du portrait chinois du Provence. « Fermez les yeux, vous rêvez, vous marchez le long d’un chemin, vous arrivez devant un mur, que faites-vous ? »

La réponse que je pourrais faire, aujourd’hui, c’est j’essaie de le contourner. Des questions ? Non, plutôt une tentative de contournement.

Il est des questions qui ont dors et déjà obtenu une réponse. Une réponse essentielle. Une belle, une magnifique réponse. Et alors ? Si les réponses changeaient la vie, cela se saurait. N’empêche, j’ai ma réponse. Je me la dorlote, je me la mets dans un coin de mon cœur. Bien à l’abri. J’en prends bien soin. Un rayon de soleil en ces temps de pluie, c’est précieux. 

Les mots ? Ils vont, ils viennent comme des insectes attirés par la lumière. Ils viennent s’écraser contre la fenêtre. Ils ne passeront pas. C’est égal, ils continuent à faire leur boulot de mots. Ils disent. Les mots disent. Même quand ce sont des actes, ils n’en disent pas moins ce qu’ils ont à dire.

J’écris pour ne pas mourir. J’écris pour taire ce que mon corps pourrait vouloir dire. Et que je sens tout au fond.

Les réponses, c’est autre chose. Quand le monde est limpide, les réponses fusent. Elles arrivent sur les ailes de l’évidence. C’est comme ça. Pas besoin d’épiloguer. C’est l’évidence.

 

(A suivre !)

 

Commentaires (1)

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