Parfaites inséparations (IV)

  • Par fridom05
  • Le 19/08/2010
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M’offrir ce que j’attends ? Sacrée question. Peut-on offrir à l’autre ce qu’il attend. Et si l’on pouvait cela serait-il supportable pour l’autre ? Comme les séparations imparfaites, les unions doivent l’être également.

Suffisamment bonnes, non ?

M’offrir suffisamment de choses parmi celles que j’attends. « Je suis désolée de ne pouvoir t’offrir ce que tu attendais. » C’est presque un mot d’amour. Amour, je ne pourrai jamais t’offrir le tout de ce que tu attends. J’essaierai juste ce qu’il faut. Enfin j’aurai essayé. Et peut-être est-ce parce que je t’ai offert ce que tu attendais que nous en sommes là. Ou plus exactement, c’est parce que tu m’as offert ce que j’attendais que le chemin a divergé. Comment savoir ce qu’on attend ? On ne pourrait le savoir que dans l’après coup, que dans le temps des questions sans réponses. On peut savoir ce que l’on ne veut pas et camper là-dessus, sur cette position là. « Je ne veux pas de cela. Ce n’est pas ce que tu m’offres que je veux. Je crois que rien de ce que tu m’offres ne correspond à ce que j’attends. » Comment saurais-je ce que j’attends ? A peine déjà là, que c’est autre chose que l’on attend.

Des questions. Des réponses. Et l’ombre. Les mots racontent, nous racontent, nous disent des choses étonnantes. J’aime cette idée que les réponses pourraient avoir une ombre. Elles en ont un aspect palpable. La réponse serait un objet capable d’accrocher le soleil et donc d’avoir une ombre. La réponse serait quelque chose de solide. J’aime cette idée de réponses vivantes. Je les imagine courant au soleil, sur une plage peut-être. Et le soleil qui essaie de leur planter une ombre pour que l’on puisse les saisir. Parce que les réponses, ça ne se saisit que par l’ombre.

Comme si nous n’avions accès qu’à l’écume du monde ou à son ombre. Comme si les réponses avaient une face cachée. Des réponses Janus qui regarderaient à la fois derrière et devant.

Laissons là les réponses. Quelque chose avance. Quelque chose est en travail. Laissons le faire. De toute façon, je ne nous demande pas de réponse.

 

 

(A suivre !)

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