Le cœur et tout le restant
Il fut un temps où ta voix suffisait
A mon bonheur
Tu m’appelais
J’arrivais le cœur battant
Le cœur et tout le restant
Il fut un temps où un simple baiser
Me transportait
La fraîcheur de tes lèvres sur les miennes
Ta joue contre ma joue
J’avais le cœur battant
Le cœur et tout le restant
Il fut un temps où la chaleur de tes mains
Posées sur ma cuisse,
L’esquisse d’une caresse
Une pression imperceptible de tes doigts
Bouillonnaient mon sang
J’avais le cœur battant
Le cœur et tout le restant
Il fut un temps où la douceur de tes seins
Leur fière élégance
Leur rejet de tout artifice
Leur turgescence
Suscitaient en moi des désirs que je n’ose dire
J’avais le cœur battant
Le cœur et tout le restant.
Il fut un temps où tes cuisses
Longues et fuselées
Attiraient mes mains comme des aimants
J’aimais à m’y perdre
J’avais le cœur battant
Le cœur et tout le restant.
Il fut un temps où l’origine du monde
Nichait au creux de tes cuisses
J’y déposais mon offrande
Chaque jour avec gourmandise
Missionnaire fervent je t’y rendais grâce
J’avais le cœur battant
Le cœur et tout le restant.
Il fut un temps où j’avais la foi
L’amour me nourrissait
Un jour mon cœur est resté coi
Il ne battait plus pour toi
J’ai jeté mon froc aux orties
Renié ma passion
Je suis parti, loin
Beaucoup trop loin.
Qu’il était doux
Le temps où j’avais le cœur battant
Le cœur et tout le restant.