Sur le toit de la cabane à Guilbaud
Sur le toit de la cabane à Guilbaud
Je rêve à bientôt
Bientôt
Demain.
Demain,
Tu accostes.
Demain dans mes bras
Demain mon amour.
Demain
Fin de cette ballade en solitaire.
Perdu dans les dunes
Sur le toit de la cabane à Guilbaud
Je rêve à nos retrouvailles
A ce premier regard
Et si, et si, et si
Tais-toi Jason !
Ce n‘est pas le moment de douter.
Sur le toit de la cabane à Guilbaud
Je souris en pensant à l’inscription
Gravée sur le mur au charbon de bois
En bas
Entre les quatre murs défraîchis de la cabane
« Françoise ».
Come un clin d’œil du destin
Comme un signe
Qu’il suffirait d’interpréter
Comme un nom sur une tombe
Comme la promesse d’un lendemain
« Françoise »
Et mon cœur qui s’accélère.
Sur le toit de la cabane à Guilbaud
J’imagine un feu de camp
Un quelqu’un solitaire
Et amoureux
Il souffre du manque
Il prend un morceau de bois
Dessine un cœur
Et écrit à l’intérieur ton prénom.
Je suis ce quelqu’un.
Je suis tous ces solitaires amoureux
En proie au manque
Je suis tous ces scribouilleurs
Et chaque cœur gravé
Est le mien
Leur amour est le nôtre
J’écris « Françoise »
Sur chaque mur
De chaque cabane
Sur chaque mur
De chaque palais
Sur chaque mur
De chaque masure
De la plus pauvre
A la plus riche.
« Françoise »
Un chant d’amour élevé sur tes pas.
« Françoise »
Ton prénom que mon amour
Crie au vent du large
Qu’il te parvienne
Là-bas, tout près, de plus en plus près.
Et si, et si, et si
La cohabitation dans un espace réduit.
Pas de nouvelles depuis dix jours.
Tais-toi Jason
Tais-toi.
« Françoise »
C’est écrit sur le mur.
Dur comme sûr.
Sur le toit de la cabane à Guilbaud
La trouille s’infiltre en moi
Le doute s’insinue
Je le fais taire.
« Françoise »
C’est écrit sur le mur.