Une furole ?

Une furole ?

 

 

Blottie dans son nid de sable, Marie-Noëlle dort.

Perdu dans mes pensées, je rêve à cet amour

Qui s’éteint doucement comme ce feu qui Pandore.

Le volcan s’est tu, la nuit fleure le désamour.

 

 

De l’autre côté de l’eau, l’horizon flamboie

Des lumières rouges, vertes, jaunes divaguent

Comme des témoins pyrotechniques de nos exploits.

Donges, juste une raffinerie qui extravague.

 

 

Ce paysage nocturne attend un peintre

Qui saurait en suggérer la double nature :

Pollution qui tue jusqu’au désespoir-du-peintre

Chatoiement qui magnifie quelque pourriture …

 

 

Cet amour qui transfigure ma petite vie

N’est-il qu’une banale raffinerie de pétrole

Qui assassine lentement tout ce qui vit 

Ou un éclair qui troue la nuit, une furole ?  

 

D.F.

 

 

 

Une furole est un feu-follet. Vieux mot usité en Picardie et en Normandie.