La rosée du matin
Je vivais de la rosée du matin
Des baisers que je cueillais
A même tes lèvres.
Je vivais de la rosée du matin
Mes yeux s'ouvraient
La chaleur de ton corps
Blotti contre le mien
Tes hanches qui me cherchaient
Un petit baiser, discret, sur tes cheveux
Le monde existait.
Je vivais de la rosée du matin
Je préparais le café avec ce qu'il fallait de lait
Je beurrais tes deux tartines de confiture d'abricots
Je me faisais griller mes tranches de pain.
Un peu de beurre salé pour moi et doux pour toi.
Les matins de fête
Je te portais le petit déjeuner au lit.
Oh la la ... Quel bonheur !
Parfois, nous poussions le plateau et partions
Dans une dérive étrange et familière.
Nos corps se reconnaissaient
Hardi petit ! Monte à l'abordage !
Encore !
Nous nous mélangions.
Un peu de rosée du matin perlait à nos fronts.
Je vivais de la rosée du matin.
D.F.