Parfois,
Parfois l'amour brille dans tes yeux.
Saisir cette lumière au vol
Doucement, afin de ne pas l'effaroucher
Doucement mais fermement
Elle s'éteindrait sinon.
Doucement et fermement.
Parfois,
Parfois le désir s'insinue en toi
Le saisir au vol
Doucement et fermement.
Rien n'est plus fugace que le désir,
Rien ne s'envole plus vite.
Sois subtil Hecktor,
Hâte-toi doucement
Ne pars pas au grand galop
Ménage ta monture
Que chaque pas soit un glissement
Progressif
Vers plus de désir
Plus de plaisir
Choisis tes effets
Une caresse après l'autre
Accélère tranquillement
Presse-là doucement.
Parfois,
Le désir s'évanouit
La mécanique de ton corps devient folle
Tu gigotes en elle
A moins qu'elle ne te désarçonne.
Parfois,
Parfois le désir
Est tellement lointain
Qu'il faudrait le chercher au fin fond
Du chaudron
Au fin fond des enfers
Parfois, il te faudrait réchauffer la banquise,
En vain.
Parfois, mais pas souvent
Ta quête n'est pas vaine
Un regard, un mot, un geste
La fait fondre.
Tu ignores lequel
Tu ne peux reproduire
Mais dans ses yeux
Mais dans cette ondulation de sa croupe
Qui se colle à toi,
Qui se trémousse
A ton centre névralgique
Tu sens une fournaise
Un volcan en ébullition.
Parfois,
Pas rarement, parfois
Et ce n'est pas si mal
Vos désirs coïncident
Et vous partez tous deux
En cavalcade amoureuse
En cavalcade heureuse.
Parfois,
Vous vous retrouvez, tous deux,
Ivres de bonheur,
Pantelants,
Haletants.
Parfois,
Parfois et ce n'est pas si mal,
Pas souvent,
Pas toujours,
Pas jamais non plus, ce serait trop ... dur.
Parfois.
Parfois,
Parfois, suffit-ce pour le bonheur ?
Dominique Friard