Partout où je vais

Partout où je vais

 

 

Le temps qui cède

Le passé qui infeste le présent

Le présent qui assassine l’avenir

Un cœur gros

De chagrins accumulés

Au fil de siècles

De survie

Le temps qui cède

Partout où je vais

La blessure est là,

Ouverte, béante

Où que je sois,

Mon âme saigne

Et m’entraîne vers la tombe

Je pense à toi,

Homme de ma vie

Mort seul,

Noyé dans cette vie immense

Aux bulles d’air qui se raréfie

Le temps qui cède

Un autre homme doit mourir

Les temps se confondent

S’épousent et s’interpénètrent.

Je zappe et rezappe

Le vide bienfaisant me fuit.

Le temps cède

Et l’insomnie m’engloutit.

 

 

D.F.