Seul. Des brioches. A l'éclat capturé par un souvenir, D.F. Et mon cœur est amer
Seul à Paris
Alors que le forum est si beau.
Seul à Paris alors que les femmes
Revêtent leur plus belle parure de mots.
Qu'ils ont de la chance ces hommes et ces femmes
Qui transmutent les couleurs de leur nuancier !
Amour.
A chacun son pèlerinage.
Mes pas m'ont mené à Odéon
Tout près de la maison de la Catalogne.
Une vitrine a attiré mon regard.
Le passage était calme comme jadis.
On y sentait comme un parfum de printemps
Mon hiver en était tout bouleversé.
Devant cette vitrine qui reflétait le visage las d'une barbe millénaire,
J'étais un enfant pauvre devant le spectacle des croissants,
On peut toujours se nourrir d'odeurs.
Ca ne remplit pas le ventre
Mais on peut imaginer.
Imaginer le goût d'une caresse
Douce
Ou
Se souvenir
De la tendresse d'un éclair.
Un éclair,
Comme le clin d'œil d'une boucle d'oreille,
Comme une pierre précieuse, forcément précieuse,
Comme du temps que l'on abolirait
D'un coup de balai magique.
Mais le temps est le temps,
Et mon cœur est amer.
Les sorcières tapent à
Les
Avec les amours oubliées,
Déchirées,
Mortes.
Et l'on reste seul.
Sur son sapin
A hurler
Nu,
A attendre un bien improbable espoir.
Seul sur son sapin,
Désespérément seul
Avec pour tout bagage l’amour que l'on s'est planté dans le cœur.
Seul à Paris
Comme je suis seul ailleurs
Mon ombre erre
Au milieu
Des vivants.
Pour un peu de tendresse
...
Le temps est le temps
Mon cœur est amer
Et mon ombre erre au milieu des vivants.