De tête
Dans mon cerveau ma non troppo
Chante une petite musique
Une ritournelle
Une barcarole
Qui navigue sous l’aqueduc de Sylvius.
Mes pauvres neurones engourdis
De trop de solitude
Grimpent sur les tables
Et giguent.
Mes synapses dodelinent
Sous la lumière conique
De cet inconscient mien qui me prend pour un dieu
Musique de l’amour, tendresse intégrée.
Mes axones se prennent pour des arbres
Et gémissent sous l’afflux d’oxygène.
Mes hémisphères cérébraux se promènent
Tout autour de la terre.
L’amour sans escale,
Et une tour Eiffel qui clignote
Le jour de mes cinquante ans.
Ma tête est une breloque
Mais l’amour y tintinnabule.
Ma dure-mère n’y peut rien
L’arachnoïde qui tisse sa toile
Dans mon tissu cérébral non plus.
L’amour est aussi une histoire de neurones.
D.F.