Quand la vie dénoue sa ceinture

Quand la vie dénoue sa ceinture

 

 

Viens dans mes bras, mon aimée.

Ensemble, nous butinerons

Le miel de toutes les fleurs de la terre.

Pollinise-moi, mon cœur.

 

 

Viens dans mes bras, mon aimée

Nous voguerons de concert

Vers l’aube qui aromatise

Cette grisaille quotidienne

Qui ne nous souille plus.

Les mille couleurs de la vie !

 

 

Viens dans mes bras, mon aimée

Un monde ébloui nous attend

Au tournant de chaque sentier de notre vie.

Je sais un monde de fraises des bois

Où l’écureuil industrieux paresse.

Arrêtons-nous un instant pour savourer !

 

 

Viens dans mes bras, mon aimée

Nous entonnerons à l’unisson

La gymnastique des baisers

Les yeux dans les yeux.

Si les anges soupirent

De n’être pas sexués

Nous effleurerons les cordes de la l’oiseau-lyre.

 

 

Viens dans mes bras, mon aimée

La chair récolte ce que l’amour sème.

Flux et reflux du désir,

« o » bleu des orgasmes.

Temps suspendu, corps en nage.

Cascade-moi !

 

Viens dans mes bras, mon aimée

La rive étroite et douce se noie

Dans ton delta parfumé.

Je sais tes crues, je sais qu’elles me fécondent.

Tes dunes, tes collines me désaltèrent.

J’en oublie le sablier et ce temps de misère.

Harmonie d’un soir d’automne.

 

  

Viens dans mes bras, mon aimée

Quand nous nous récoltons au petit matin

L’amour est un fruit mûr qui se déguste

A même l’arbre de connaissance.

Un éclat de rire et nos lèvres gourmandes

Se lèchent et se pourlèchent.

Saveur d’orange et de cannelle.

 

 

Viens dans mes bras, mon aimée

Quand la vie dénoue sa ceinture,

Il faut aimer plus loin, plus haut.

Quand la vie dénoue sa ceinture …

 

 

 

D.F.