Autre chose
Les draps de nuit s’entremêlent
Mon corps abandonné vire et volte
Le traversin n’est qu’un ersatz
Que je pétris
A la recherche d’une position antalgique
La nuit n’en finit pas
L’orage déchire les ténèbres
Des éclairs zèbrent la nuit
Infinie du solitaire
Inconsolé
Quelle nuit !
Les jours et les nuits sans toi
Sont des éternités
J’ai fracassé le sablier
Ô temps, suspends mon dol
Les jours passent
Le temps s’étire et s’allonge
Les mots se taisent
Ils feraient trop souffrir
Penser est un luxe
Ma mie
Je repars au combat
Je ne sais pas faire autre chose.
D.F.