La crémaillère
Sens-tu couler en toi la sève de tes vingt ans ?
Elle est là, elle t’appelle, c’est la fête du Printemps.
Nous irons oubliant les tristesses dernières
Taquiner les lutins sans manières.
Les vois-tu, les sens-tu ces fragiles bourgeons ?
Découvre-toi de tous tes fils, c’est avril
Tu n’as plus besoin de te rincer à l’Eludril
Finie la boutanche, les murges, les gorgeons.
Maintenant, tu vas quitter ton nid
Laisse-toi guider par le parfum des fleurs
Tu verras, il enseigne le bonheur
Tu prendras ton vol, petit colibri.
Tu t’en iras oubliant les tristesses dernières
Célébrer ton printemps, ta renaissance
Verte, verte, verte est l’espérance
C’est l’heure de pendre la crémaillère.
D.F.