Quand il y en a pour un

Quand il y en a pour un

 

Nous sommes les fils de Caïn
Nous parcourons votre monde hideux
En faisant constamment part à trois
Nous descendons les marches quatre à quatre
Paume ouverte pour vous en serrer cinq
Nous n’avons pas de coordonnées, et nos abscisses
Sont secrètes. De Caen à Tamanrasset
Notre exode n’est qu’une vaine poursuite.
Si nous revêtons parfois des habits neufs
C’est pour vous égarer par trop d’indices
Nous venons du fond de l’âge du bronze
A la table ronde nous étions douze
Avec Judas, à la douzaine treize.
Ne cherchez pas midi à quatorze
Heures, Marignan quinze cent quinze
Bayard, c’était l’orthodoxie écossaise.
Sans peur nous sommes et sans disette
Notre nourriture est spirituelle, dix suites
Nous sont consacrées dans les romans dits neufs.
Nous sommes fils de Caïn et tant pis si c’est vain.

 

 

D.F.