Dans la ville endormie (A suivre)

Dans la ville endormie (A suivre)

 

 

 

 

Ivre de solitude, il titube dans la nuit
Son cœur oppressé de nostalgie pleure un chant
Un chant pour les filles du Maghreb aux seins si doux
Le soir, elles fleurissaient les rues de leurs sourires
Là-bas, son parler était parfumé de sens
Ici, son pas résonne comme un glas dans les rues
Il n’est qu’un bicot qui mange le pain des vrais français
Un moins que rien, un qui agonise de désir …

Elle, c’est un cœur qui bat, lui s’est jeté à l’eau
Elle, c’est un cœur qui plonge le tirer de la mort
Elle, c’est un cœur qui parle, qui caresse et qui sauve
Lui, c’est un cœur nouveau qui respire l’amour
Leurs yeux se reconnaissent, les mots sont oubliés
Il est l‘inattendu, son premier souvenir
Elle est sa renaissance, la fin de son exil
Ils sont les seuls vivants dans la ville endormie.

Ils s’aimèrent sous le regard bleuté des étoiles
Caresses après caresses, l’extase monta en eux
Ils n’étaient que plaisir, que délire d’être à deux
Il s’éparpilla en elle, pour renaître en lui
Elle s’abreuva de sa semence en gémissant
Enfin accordés, ils vibraient à l’unisson
Pus revinrent sur terre où le rêve continua
Ils s’endormirent blottis dans leur lit de sable chaud.

 

 

(A suivre !)

 

 

D.F.