Salvador

Salvador

 

Salvador, on pense à vous sans remords.

A Provence, c’est la poésie qu’on honore.

Loin de nous les jugements de confort

Vous serez toujours de ceux qu’on adore

Avec cette grâce, cette peine qui vous essorent.

Demain, vos cris ne seront plus si forts,

Oui, vous verrez qu’on s’en sort

Rapidement, si on élabore.

 

Salvador, avec des mots on scie les barreaux. Dehors !

Avec tous ces moments, ces mots échangés dans un corridor

Loin de ces cellules normalement tristes et sans confort.

Vite, envolons-nous vers le San Salvador

Après, allons au Brésil chercher de l’or

Demain, partons en Espagne toréer avec les picadors,

Ou bien, agitons nos bras comme des sémaphores

Rions, espérons, chantons, parlons, rêvons et rions encore.

 

 

D.F.

 

 

Provence est le nom de l’unité où fonctionnait un atelier d’écriture dont Salvador fut membre.