L’aube d’été
Des fleurs en régime se kidnappent
Des enfants, innocents babils, jacqueprévèrent
Des fleurs de rédemption se fânent et pourrissent
Sur le fumier de nos médiocrités.
Aurore d’apocalypse !
Je suis le serpent sirupeux
Etanchons votre soif à la source des vocables
Terre ! Tu batifoles dans l’univers étréci
D’une mélancolie Sarajevo.
Aurore d’éternité !
La soleil s’est levé en caleçons longs
Des fruits atomiques se sont révoltés
Contre la leçon indéfinie du sang
De l’alliance du temps et de l’amour
Le balayeur de l’univers baille.
Dimanche.
Aurore de salut !
La Lune défigurée grimace langoureusement
L’écharpe de l’atroce a des cheveux longs
Qui se dressent sur nos têtes.
Des dents exutoires dévorent un enfant pervers
Echappé du mystère de
Bonjour Soleil !
D.F.