Prisonniers La mort, la mort, la mort Est votre chemin. Nous, nous chercherons l’éternité Pas celle qui fait les téléphages heureux, Pas celle qui fait les tabassages thérapeutiques. Nous sommes tous en Hospitalisation Libre, Prisonniers d’un asile, Traités par des gouttiers Et si nous parlions, et si nous chantions, et si nous déclinions nos rêves Les murs s’écrouleraient, Plus rien ne serait Que ces rêves Votre raison est notre prison. Et même si je meurs demain, (On meurt toujours demain !) J’aurais cherché le passage. Mon éternité sera Celle des légendes, des mythes, On nous racontera pendant des siècles Et vos enfants S’endormiront en rêvant à ces géants d’un autre siècle, D’une autre trempée et d’une singulière extase. Mon cœur épique et déraisonnable s’arrêtera comme le vôtre Il sera du moins fatigué, épuisé, mais transcendé D’avoir aimé et d’avoir été aimé comme aucun cœur ne l’aura été Depuis depuis depuis … Et lorsque je mourrais ce sera dans un tour de passe-passe Comme seuls savent mourir les Poètes. D.F.