Au nom oublié

Au nom oublié

 

 

Si triste était mon cœur

Qu’il aurait fallu un tsunami

Pour qu’il se remette à battre.

 

 

Je me perdais dans les faux calculs,

Les mièvres rencontres,

Les cinq à sept trop précocement éjaculés

La gymnastique du périnée m’était inutile.

 

 

Rêves d’amour humides,

Espérance vérolée,

Nombres à l’envers

Je comptais sur mon nombril.

 

 

Des idées de cinquante ans d’âge

Me hantaient.

Tu finiras seul mon vieux.

 

 

Tu es arrivée un matin d’été

Comme un compliment à notre jeunesse

L’arc-en-ciel avait semé ses écus d’or

Dans nos yeux.

 

 

Nous étions deux charmants fantômes

Venus des années quatre-vingt.

Rencontre,

Court-circuit dans nos neurones.

Oublié l’arc réflexe

Qui nous faisait fuir l’amour.

 

 

 

Les mains sous les nuages

Et les nuages dans tes mains

Nous nous sommes promenés

Dans le vieux Paris.

 

 

Nos cœurs battaient sans se le dire

Une lampe au nom oublié

Eclairaient nos désirs.

Tant de choses à se frémir.

 

 

Les beaux jours défaillaient.

L’air s’accompagnait

D’un parfum de tendresse

L’horizon solitaire s’est perdu

Tous ces petits cailloux mangés

Par les oiseaux de hasard

Illuminaient nos pas.

Nous étions deux, nous étions presque « un ».

En faut-il davantage

Pour être heureux ?

 

 

 

 

Dominique.

 

 

 

Dernière mise à jour de cette page le 31/01/2010