Au nom oublié
Si triste était mon cœur
Qu’il aurait fallu un tsunami
Pour qu’il se remette à battre.
Je me perdais dans les faux calculs,
Les mièvres rencontres,
Les cinq à sept trop précocement éjaculés
La gymnastique du périnée m’était inutile.
Rêves d’amour humides,
Espérance vérolée,
Nombres à l’envers
Je comptais sur mon nombril.
Des idées de cinquante ans d’âge
Me hantaient.
Tu finiras seul mon vieux.
Tu es arrivée un matin d’été
Comme un compliment à notre jeunesse
L’arc-en-ciel avait semé ses écus d’or
Dans nos yeux.
Nous étions deux charmants fantômes
Venus des années quatre-vingt.
Rencontre,
Court-circuit dans nos neurones.
Oublié l’arc réflexe
Qui nous faisait fuir l’amour.
Les mains sous les nuages
Et les nuages dans tes mains
Nous nous sommes promenés
Dans le vieux Paris.
Nos cœurs battaient sans se le dire
Une lampe au nom oublié
Eclairaient nos désirs.
Tant de choses à se frémir.
Les beaux jours défaillaient.
L’air s’accompagnait
D’un parfum de tendresse
L’horizon solitaire s’est perdu
Tous ces petits cailloux mangés
Par les oiseaux de hasard
Illuminaient nos pas.
Nous étions deux, nous étions presque « un ».
En faut-il davantage
Pour être heureux ?
Dominique.