Baisers suspendus
L’horloge m’a pris en otage
Les minutes n’en finissent pas de vibrer
Viendra-t-elle ?
Des secondes comme des siècles
Des heures …
Je ne suis qu’un soleil tremblant
Que les nuages enfouissent.
Un soleil en attente
Dans la salle des pas perdus.
Caresses suspendues,
En attente de jours meilleurs.
Caresses fantômes,
J’hallucine ton sein.
Dans ma mémoire une turgescence
Je m’endors repu.
L’ombre d’un baiser berce mes rêves
Je divague dans la stratosphère
Mon corps astral survole
La rue de Suffren
Je flâne dans le village suisse
J’ai oublié le code d’accès
Que tu m’avais tatoué au creux du coude.
L’horloge m’a pris en otage.
Commence
La longue nuit de ceux qui s’espèrent.
D.F.