Dans notre lit
Notre lit a ton visage épanoui.
Nos draps sans couette
Naviguent au creux des tempêtes
Erotiques. Tes baisers m’embrasent.
Nos corps en goguette.
Tous les lits où nous dormons ont la douceur
De l’amour.
Une caresse sensuelle, tu me mordilles.
Mes doigts arabesquent le long de tes reins
Féérie. Ambroisie.
Tu ruisselles.
Je garde précieusement l’image de tes yeux merveilles.
Notre lit survit à nos joutes.
Miracle des sphères, gémissements de concert.
Il faudrait être un mur pour rester insensible
A ces yeux, à ce corps, à cet amour
Qui transpirent la joie.
Les lattes du lit cèdent sans cesse.
Il nous faut écoper encore et encore.
Au ras du sol, là où nos ombres reposent
Le soupir des anges est une suave musique.
Notre lit soupire des murmures d’amour.
Chemin faisant, nos corps se confondent.
Nous nous arc-boutons sur le plaisir qui grimpe.
Les mots filent doux quand tes cuisses enserrent mes reins.
Profond, profond, profond.
Le ciel de notre lit est un instant de paradis.
La lumière nous y abrite des tracas.
Tu brodes des guirlandes de plaisir
Sur chaque pousse de ma peau.
Une boule de Noël est un miroir obscur
Qui nous dissimulent des dieux païens.
Dans la forêt épaisse, tapissée de violettes et de mousse
Odorante,
Nous nous aimerons.
Les étoiles qui brillent au firmament de notre lit
Sont autant de petits cailloux qui frayent un chemin.
Le souvenir de celles qui se taisent en moi
S’est évanoui dans le labyrinthe. Aux oubliettes le passé.
Mes yeux trop fidèles se sont tus aux fantômes qui me hantent.
Le rire des anges est tonitruant.
Je ne connais plus que le présent. T’aimer est impératif
Pour mes sens enfiévrés.
Nous sommes un vaisseau que les poissons volants
Accompagnent.
Dans notre lit sans drap ni couette
L’amour d’autrefois sommeille en nous.
Délices de minuit.
Tout est tranquille au petit matin qui s’assoupit.
D.F.