Du téléphone

Du téléphone

 

Je t’imagine de l’autre côté du téléphone,

Les yeux ensommeillés,

Le corps engourdi.

L’alarme de mon portable déchire la nuit.

Excuse la douleur future, mon aimée,

La sonnerie est insensible aux cajoleries.

 

 

Je te dirai l’étonnement, la joie d’être aimé.

Je te dirai le gracieux enfant qui s’éveille

A l’amour.

Mes risettes.

Je suis un homme de paille

Dont le cœur s’enflamme.

Tu m’incendies, mon aimée.

Mes yeux se lèvent sur un matin de dentelle.

 

 

Tu peuples mon imaginaire

De caresses aussi douces qu’un menuet.

Les instruments d’avant tintinnabulent.

Derrière le loup, je sens

Les branches qui ploient.

L’espoir qui lui en moi

Est une politesse trop tôt espérée.

Les cordes de ma mie me sont une lumière de cristal.

Elle pousse un contre-ut

« Je t’aime ».

 

 

De l’autre côté du téléphone,

Je flageole tel un ballon dégonflé.

Ma folie s’est envolée

Vers un ciel aveugle.

Mon aimée, ma liberté

Ne t’inquiète pas des sourires laids.

Je suis un ballon captif

Qui plane au-dessus des nuées.

Et les ailes de l’amour

Me transportent vers l’azur.

 

 

 

D.F.

 

 

 


Dernière mise à jour de cette page le 03/02/2010