En guise de clarté
Demain, mon langoureux vertige,
J’épouserai la forme de tes paroles.
Je me ferai vagabond au pays de ton corps.
Les échos de mes caresses réveilleront les endormis
Qui consomment à s’en décrocher les mâchoires.
Demain, mon merveilleux vertige
Je musarderai le long de tes collines.
Je serpenterai entre tes dunes de sable chaud.
Je flotterai dans le lac vert de ton regard.
Et si je me perds en route, j’abandonnerais mon GPS
A la poussière qui colonise ce trente décembre.
Demain, mon somptueux vertige,
J’éparpillerai ta chevelure en cascade.
Ta nudité, ton manteau de déesse,
Reflète la beauté de ton intérieur.
Si le froid de l’hiver tente de refroidir
Mes ardeurs,
Je prendrai la fuite et me blottirai entre tes seins.
Demain, mon miraculeux vertige,
Je franchirai le pont qui mène au bonheur.
Tu m’y attendras en dépit de toutes les batailles fanées
Qui n’ont pu que retarder cette suave harmonie.
Quand je te sentirai, nue et chaude contre moi
Mon sang s’enflammera, ma sève explosera le baromètre.
Demain, mon amoureux vertige
J’explorerai une douce folie en ta compagnie.
La nuit sera tombée, l’année aussi.
Nous aurons l’amour en guise de clarté.
D.F.