La neige brune

La neige brune

 

 

Je suis le millefeuille d’un buisson ardent.

J’écris des poèmes par passion

Et quand l’amour me prend

Une route s’ouvre vers la brume
Il faudrait que je te raconte le chèvrefeuille

L’esprit qui pleure, qui prend le deuil

Chaque fois que tu t’absentes.

 

 

Je suis le millefeuille d’un buisson ardent.

Une route zigzague dans mon esprit.

Les fruits murs sont gorgés de bonheur,

Pomme, pomme je me ferais écureuil

Pour amasser des baisers pour l’hiver.

Je monterais la garde devant ma provision de plaisir.

Chaque fois que tu t’absentes

Je prends le deuil

Sur une porte jamais close.

 

 

Je suis le chèvrefeuille qui mousse dans tes vallons

J’erre entre tes sphères que la tendresse habite

L’encre sèche sur la neige qui fond.

Une sangsue suspendue à l’oreille

Suture mes plaies d’amour.

Je te dirais, je te dirais

Les kakis qui m’initient à la saveur.

Epluche-moi, mon aimée.

Raconte-moi le spectacle étrange

De ce petit rouge-gorge qui tricote dans la neige.

 

 

Je suis le chèvrefeuille qui chante dans la forêt.

Les bogues craquent sous mes pieds nus.

Les pépins chantent dans la cheminée.

Tu m’emmènes dans une promenade féérique

Au pays de tes lèvres.

Je ne suis qu’un tribunal très fragile

Qui ne sait que gracier les amoureux.

La guillotine pour la castration

Une fleur gracile pour la reconquista.

 

Je suis un millefeuille qui hante ton buisson ardent.

 

 

 

 

D.F.

 


Dernière mise à jour de cette page le 01/03/2010