Le quatorze juillet

Le quatorze juillet

 

 

Des racines pour le temps qu’il fait

Des racines pour les temps à venir

Des racines pour affronter les tempêtes

Pour accueillir les sourires d’une vie

Qui balbutie trop souvent.

 

Elle est dans le train

Elle dort

Elle rêve peut-être

Ses cheveux bruns de gris emmêlés

Reposent sur l’oreiller.

 

Des racines pour le temps des amours

Des racines pour l’espoir encore et toujours

Des racines pour affronter le bonheur étrange

D’une nuit d’été

Pour déposer un baiser sur l’éternité mièvre

De mes chimères.

 

Elle dort dans le train

Qui berce ses rêves.

Dans deux heures, le train s’assoupira

A Valence

Les amoureux de Peynet

Doux fantômes qui m’enracinent

S’embrassent dans la brume.   

 

 

Des racines qui murmurent d’où je viens

Des racines intriquées

D’elle et de moi

Un amour nouveau, la vie recommence …

Je plonge dans le sol pour m’en nourrir.

 

 

 

Demain matin, je serai là

Pour l’accueillir.

Elle sera toute ensommeillée.

Ce sera le 14 juillet.

 

 

D.F.

 

Dernière mise à jour de cette page le 23/01/2010