Le quatorze juillet
Des racines pour le temps qu’il fait
Des racines pour les temps à venir
Des racines pour affronter les tempêtes
Pour accueillir les sourires d’une vie
Qui balbutie trop souvent.
Elle est dans le train
Elle dort
Elle rêve peut-être
Ses cheveux bruns de gris emmêlés
Reposent sur l’oreiller.
Des racines pour le temps des amours
Des racines pour l’espoir encore et toujours
Des racines pour affronter le bonheur étrange
D’une nuit d’été
Pour déposer un baiser sur l’éternité mièvre
De mes chimères.
Elle dort dans le train
Qui berce ses rêves.
Dans deux heures, le train s’assoupira
A Valence
Les amoureux de Peynet
Doux fantômes qui m’enracinent
S’embrassent dans la brume.
Des racines qui murmurent d’où je viens
Des racines intriquées
D’elle et de moi
Un amour nouveau, la vie recommence …
Je plonge dans le sol pour m’en nourrir.
Demain matin, je serai là
Pour l’accueillir.
Elle sera toute ensommeillée.
Ce sera le 14 juillet.
D.F.