Les yeux clos
Ferme les yeux
Ma souffrance.
Ferme ton visage souriant.
Les jardins de ma mue
Tournoient sous leurs voiles furtifs
Les tristes soirs de promenade
Se noient dans la nef des fous.
Légères caresses
Sensualité sauvage
Qui titube dans mes corps caverneux.
Ferme les yeux
Mon espérance
Ferme ton visage tranquille.
Il mousse de la neige rose
Dans la lumière grise.
Je tourbillonne ainsi qu’un fétu de paille,
Tambour fantôme
J’irai ramer sur la galère occitane
Pour un baiser de tes lèvres chaudes.
M’aimes-tu ?
Comme un amateur d’épaule nue,
Comme un arc de lumière verticale.
Je rêve de compter tes antipodes.
M’aimes-tu ?
Comme une évidence sans petits cailloux,
Comme un bonjour qui embue
Un petit matin douillet.
Je rêve d’aligner
Sur ton corps
Des milliers de petits blasons d’amour.
D.F.