Sourires …

Sourires …

 

S’il fallait que je fasse ton portrait

Je fermerais les yeux

Pour te peindre du dedans.

Il faudrait que je me concentre sur tes sourires.

Chacun de tes sourires est un monde.

Sourire du bout des lèvres,

En attente.

Tu souris pour voir.

Sourire de toute ton âme

Ouverture à l’autre,

Ouverture à l’amour qui vient,

Ouverture au bonheur.

Sourire béat des matins d’amour,

Sourire relâché des étreintes heureuses,

Sourire des anges quand le plaisir,

S’insinue doucement en toi.

Sourire rêveur quand le sommeil te gagne

Quand tu t’abandonnes à la nuit qui vient.

Sourire miroir de nos âmes,

Quand nous nous lisons comme livre ouvert.

Sourire rebelle quand tu réagis

A l’injustice,

La tête levée, le regard fier.

Oh, que j’aime ce sourire-là !

Je me sens tellement proche de toi.

J’aime tes colères autant que tes coups de cœur.

Sourire un peu las, le soir

Quand je te reconduis à la gare,

Quand le train qui nous sépare t’attend

Sourire feu d’artifice

Quand je viens à la gare au petit matin

Quand le train qui nous réunit te dépose

A Gap.

Sourire qui me transperce

Quand nos yeux se rencontrent

Et qu’en un instant

L’amour, présent, s’enflamme

Et nous réchauffe et nous réconforte.

 

S’il fallait que je fasse ton portrait,

Je commencerais, à la mode cubiste,

Par peindre tes sourires.

 

 

D.F.

Dernière mise à jour de cette page le 04/02/2010