Sous le lit

Sous le lit

 

 

Quand, enchevêtrés, nous dormons, mon aimée ;

Quand nos corps mélangés ne sont qu’un rêve,

Alors, alors le monde cesse d’être un problème.

Ces nuits sont une oasis qui fleurit le désert.

Nos yeux qui s’ouvrent, nos corps qui se séparent et se retrouvent

Doux réveils que le matin respire.

L’amour nous emporte sur ses ailes

Une brise marine souffle sur notre peau.

Nous nous évadons de concert, encore un peu.

Avant le premier café de la journée.

Qu’il est bon de paresser au lit !

Notre vaisseau est notre seul luxe.

Nos blessures enfin cicatrisées ne sont qu’un souvenir.

Les fleurs impassibles frémissent au spectacle

De nos baisers passionnés.

Les draps dénoués s’entortillent, se désentortillent.

La mémoire du corps gémit au rythme lent

De tes caresses, arabesques.

Une théorie de noirceurs se cache sous le lit.

Le monde, le monde, le monde

Et ses horreurs attendront un peu encore.

Ce chapitre n’est pas clos.

Il est juste entre parenthèses.

Des plaintes crépusculaires se font entendre partout.

La vie est un rêve que l’on ne cesse de créer.

Bonjour Soleil !

 

 

D.F.

 

 


Dernière mise à jour de cette page le 10/02/2010