Sous le lit
Quand, enchevêtrés, nous dormons, mon aimée ;
Quand nos corps mélangés ne sont qu’un rêve,
Alors, alors le monde cesse d’être un problème.
Ces nuits sont une oasis qui fleurit le désert.
Nos yeux qui s’ouvrent, nos corps qui se séparent et se retrouvent
Doux réveils que le matin respire.
L’amour nous emporte sur ses ailes
Une brise marine souffle sur notre peau.
Nous nous évadons de concert, encore un peu.
Avant le premier café de la journée.
Qu’il est bon de paresser au lit !
Notre vaisseau est notre seul luxe.
Nos blessures enfin cicatrisées ne sont qu’un souvenir.
Les fleurs impassibles frémissent au spectacle
De nos baisers passionnés.
Les draps dénoués s’entortillent, se désentortillent.
La mémoire du corps gémit au rythme lent
De tes caresses, arabesques.
Une théorie de noirceurs se cache sous le lit.
Le monde, le monde, le monde
Et ses horreurs attendront un peu encore.
Ce chapitre n’est pas clos.
Il est juste entre parenthèses.
Des plaintes crépusculaires se font entendre partout.
La vie est un rêve que l’on ne cesse de créer.
Bonjour Soleil !
D.F.