Une cathédrale

Une cathédrale

 

 

Je me rue vers toi, vers tes lèvres chaudes.

Qu’importe la destinée qui nous écrase !

Qu’importe ces mille petits yeux jaloux

Ces regards de petits vieux retraités de l’amour

L’espérance nous éclaire.

 

 

Notre amour est une cathédrale.

Sacrée famille toujours en travail

Petit poucet rêveur, facteur Cheval en goguette

Pierre par pierre nous ramassons et bâtissons.

Nous ne faisons pas de quartier.

 

 

Notre palais n’a rien d’idéal.

Il se bâtit, petit à petit,

Intégrant les intrigues d’une mère

Mégère qu’un père aurait pu apprivoiser.

Marchant au pas d’un père soldat

Dont l’habit de lumière serait couvert

De la boue du quotidien

Et la mère morte dans son cadre en bois.

 

 

Qu’importe le flacon, nous avons l’ivresse des sens.

Une caresse, une main qui en serre une autre

Nos pas sur la glace

Ensemble pour ne pas tomber.

Qu’importe la chute si nous sommes ensemble !

 

 

D.F.

 

 

 

Dernière mise à jour de cette page le 21/02/2010