Une cathédrale
Je me rue vers toi, vers tes lèvres chaudes.
Qu’importe la destinée qui nous écrase !
Qu’importe ces mille petits yeux jaloux
Ces regards de petits vieux retraités de l’amour
L’espérance nous éclaire.
Notre amour est une cathédrale.
Sacrée famille toujours en travail
Petit poucet rêveur, facteur Cheval en goguette
Pierre par pierre nous ramassons et bâtissons.
Nous ne faisons pas de quartier.
Notre palais n’a rien d’idéal.
Il se bâtit, petit à petit,
Intégrant les intrigues d’une mère
Mégère qu’un père aurait pu apprivoiser.
Marchant au pas d’un père soldat
Dont l’habit de lumière serait couvert
De la boue du quotidien
Et la mère morte dans son cadre en bois.
Qu’importe le flacon, nous avons l’ivresse des sens.
Une caresse, une main qui en serre une autre
Nos pas sur la glace
Ensemble pour ne pas tomber.
Qu’importe la chute si nous sommes ensemble !
D.F.